Olwan promet : la Jordanie sera plus forte face à l'Algérie

Olwan promet : la Jordanie sera plus forte face à l'Algérie

La qualification en phase de groupes de la Coupe du monde se resserre une fois encore : selon l’issue du match entre l’Argentine et l’Autriche, disputé lundi matin, une défaite de la Jordanie ou de l’Algérie pourrait suffire à éliminer prématurément l’une ou l’autre après seulement deux journées. Pour nos correspondants sur place, il ne s’agit plus d’un simple match de poule, mais d’une épreuve de survie pour deux équipes encore en équilibre sur le fil du rasoir, qui doivent concrétiser leur progression par l’attaque et colmater leurs brèches en défense.

Du premier match prometteur à l’obligation de corriger le tir

La Jordanie, dont on attendait initialement une défense robuste lors de son baptême à la Coupe du monde, a multiplié les contre-attaques fulgurantes dans une rencontre ouverte face à l’Autriche, effrayant à plusieurs reprises son adversaire, avant de s’incliner 1-3. Les statistiques internes montrent que la Jordanie a tiré 11 fois (4 cadrés) ce jour-là, avec seulement 37 % de possession et 73 % de passes réussies ; malgré son infériorité au ballon, elle a quand même marqué — ce qui rejoint l’éclat de Ali Olwan, auteur du premier but jordanien en Coupe du monde : 63e au classement mondial, cette équipe en progression récente (+1 place) n’est pas dénuée de danger ; le problème réside dans la stabilité en transitions.

Olivan voit clairement la situation. Celui qui a véritablement inscrit le nom de la Jordanie au tableau des buteurs de la Coupe du monde a déclaré avant le match que son équipe continuerait de progresser sur le plan offensif tout en tirant les leçons de ses failles défensives. « Les personnes intelligentes apprennent de leurs erreurs et ne commettent pas deux fois la même, a-t-il affirmé. Je vous assure qu'au prochain match, nous nous battrons corps et âme et que nous jouerons mieux. » Cette façon de transformer un jalon personnel en responsabilité collective est exactement l'état d'esprit dont Nashama a le plus besoin en ce moment : la première rencontre a prouvé le plafond de l'équipe, la deuxième devra prouver sa capacité à corriger le tir.

La fenêtre de rebond des Fennecs

La situation de l'Algérie est tout aussi urgente. Battus 3-0 par l'Argentine lors de leur entrée en lice, les Fennecs ont tiré sept fois sans cadrer une seule fois ; avec 52 % de possession et 92 % de passes réussies, les statistiques ne reflétaient pas un total effacement, mais cela n'a pas suffi à se matérialiser en buts. Classée 28e au classement FIFA, la puissance nord-africaine a déposé une réclamation auprès de la FIFA au sujet des décisions arbitrales, mais la phase de groupes n'attend personne — l'Argentine ayant momentanément été franchie, ils doivent impérativement raviver leur compétitivité sur la pelouse qui accueille les San Francisco 49ers dans la baie de San Francisco.

Le sélectionneur Petkovic adopte une approche davantage tournée vers la « gestion de la confiance » : « Nous devons nous assurer que toute l'équipe croit que nous pouvons y arriver. » Il a également souligné que les deux autres adversaires du groupe devront encore affronter l'Argentine, et que le destin reste entre leurs mains. Pour l'Algérie, la victoire historique contre l'Allemagne de l'Ouest en 1982 demeure la référence de leur mémoire mondialiste ; de retour après 2014, ils espèrent que le format élargi de la compétition permettra à leur effectif talentueux de se qualifier une deuxième fois pour les phases à élimination directe, voire d'aller plus loin — mais tout cela dépendra de leur capacité à arracher des points lors du duel direct prévu lundi.

Guide du lecteur dans un calcul de qualification complexe

Le calendrier de lundi décidera de plusieurs scénarios de qualification. Si l'Argentine bat l'Autriche, elle pourra sécuriser à l'avance la première place du groupe à condition que la Jordanie ne parvienne pas à vaincre l'Algérie ; si l'Autriche crée la surprise et que la Jordanie ne perd pas, l'Autriche aura aussi une chance de briguer la tête du groupe. Pour la Jordanie, un match nul signifierait peut-être qu'il faudra un miracle lors de la dernière journée face à l'Argentine, championne en titre ; une défaite pourrait entraîner une élimination directe. Pour l'Algérie, une défaite contre la Jordanie combinée à un match nul ou une victoire de l'Autriche contre le champion du monde pourrait aussi sonner le glas.

L'expérience enseigne que ce genre de « problèmes de calcul » distrait le plus facilement les jeunes joueurs. C'est précisément pourquoi la prise de parole d'Olivan mérite d'être prise au sérieux : il recentre l'attention sur les éléments maîtrisables — réduire les erreurs répétitives, maintenir la qualité des contre-attaques, transformer la confiance apportée par le premier but en exécution lors du second match. Les statistiques montrent déjà que la Jordanie est capable de créer le danger ; l'Algérie n'est pas non plus dépourvue de possession et de jeu organisé — ce qui lui fait défaut, c'est le sang-froid pour transformer ses avantages en buts.

Dès le coup d'envoi lundi, les Nashama et les Fennecs n'auront plus de marge de manœuvre. Côté observation, trois points clés : la Jordanie parviendra-t-elle à verrouiller les couloirs défensifs dans un système en 3-4-2-1, Olivan maintiendra-t-il son sens du but, et l'Algérie parviendra-t-elle à sortir de sa disette de buts après un match sans le moindre tir cadré. Si les deux équipes transforment les leçons du premier match en ajustements pour le deuxième, la portée de ce match à élimination directe ira au-delà des trois points : tout reposera sur la capacité à concrétiser sur la scène mondiale la promesse de « faire mieux » en une véritable courbe de progression.

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